Le déficit commercial de la France s'est creusé de 1,4 milliard d'euros pour s'établir à 6,9 milliards d'euros en mars, pénalisé par la hausse des prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient, ont indiqué jeudi les douanes.
( AFP / REMY GABALDA )
Les importations ont atteint 59,3 milliards d'euros en mars, une hausse de 1,8 milliard d'euros par rapport au mois précédent. Celle-ci est principalement due au "renchérissement des prix de l'énergie en lien avec la crise au Moyen-Orient", surtout les hydrocarbures naturels, ont développé les douanes dans un communiqué.
"La hausse des prix de l'énergie à l'importation est proche de 50%", ont-elles précisé.
L'augmentation des livraisons de produits énergétiques (produits pétroliers raffinés et électricité) explique également la progression des exportations, bien plus modérée toutefois, de 500 millions d'euros à 52,5 milliards.
"Hors énergie, les exportations sont globalement stables", selon les douanes.
Géographiquement, la balance commerciale s'est détériorée avec l'Union européenne (-700 millions d'euros), principalement l'Allemagne. Elle s'est dégradée également avec l'Europe hors UE (-800 millions d'euros), "sous l’effet de la croissance des approvisionnements en hydrocarbures naturels depuis le Kazakhstan", l'Amérique (-600 millions) et le Proche et Moyen-Orient (-400 millions).
La balance commerciale s'est en revanche améliorée avec l'Asie (+600 millions d'euros) et l'Afrique (+200 millions).
Cumulé sur douze mois, d'avril 2025 à mars 2026, la balance commerciale française s'est détériorée de 1,4 milliard d'euros à -62,3 milliards. "Il s'agit de la première dégradation du solde cumulé sur 12 mois depuis juillet 2025", ont souligné les douanes.
Par ailleurs, le solde des transactions courantes, qui intègre la balance des biens, celle des services et des revenus, s'est établi à -1,2 milliard d'euros en mars, se réduisant par rapport à février (-1,5 milliard d'euros), a indiqué jeudi la Banque de France.
Le déficit des échanges de biens s'est réduit à 4,5 milliards d'euros, après 4,8 milliards en février, "la nette diminution du déficit des biens hors énergie étant compensée par l'alourdissement de la facture énergétique", a détaillé l'institution.
Quant au surplus des échanges de services, il a atteint 3,8 milliards d'euros en mars, en augmentation par rapport au mois précédent (3,6 milliards).
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